Les instantanés, 15 minutes face caméra

Quatre auteurs se succèdent devant l’objectif pour des entretiens courts et rythmés : Éric Derrien et Franck Andriat interrogés par Fabienne De Dyn, Julien Viteau par Sylvain Cérène et Denis Infante par Bruno Michel.


agenda
  • # Dimanche 31 mai de 16h00 à 17h00

    Les instantanés, 15 minutes face caméra

    Salle de la cheminée

    Quatre auteurs se succèdent devant l’objectif pour des entretiens courts et rythmés : Éric Derrien et Franck Andriat interrogés par Fabienne De Dyn, Julien Viteau par Sylvain Cérène et Denis Infante par Bruno Michel.

Entretien
Filmé

Frank Andriat

Frank Andriat, de son nom de naissance Frank Goetghebeur, est un écrivain, romancier et enseignant belge né le 30 mars 1958 à Ixelles, dans la région bruxelloise. Auteur d’une œuvre abondante mêlant littérature générale et romans destinés à la jeunesse, il explore dans ses livres les relations humaines, les fractures sociales, l’adolescence ou encore les questions d’identité et de transmission. Il est notamment l’auteur de La Remplaçante, Rue Josaphat, Journal de Jamila, Mon pire ami, Tabou ou Jolie libraire dans la lumière.

Ma voisine face au fleuve

PNG - 568.1 kio Avec Ma voisine face au fleuve, Frank Andriat poursuit son exploration des existences fragiles et des chemins de reconstruction intime. Le roman suit la rencontre entre Antoine, professeur de lettres marqué par une rupture, et Sybille, venue s’installer avec son fils après avoir fui une relation violente. Au fil des rencontres, dans un quotidien bercé par le fleuve, la musique et les gestes simples, un lien se tisse entre les deux voisins. Dans une écriture attentive aux émotions et aux détails du quotidien, Frank Andriat compose un récit délicat sur la réparation, l’écoute et la possibilité d’un apaisement malgré les blessures de la vie.

Eric Derrien

Conteur et pédagogue, Éric Derrien enseigne depuis plus de vingt ans, les arts du cirque à des publics variés, professionnels, milieu scolaire, dispositifs d’insertion… Sa vocation à transmettre les récits qui l’habitent naît d’un constat simple : notre culture est en crise. Individualisme, consumérisme, peur de l’autre, repli identitaire, creusement des inégalités – autant de dérives qui dessinent les contours d’un monde en perte de sens. Face à cela, il propose de la soigner par le don, le partage, la confiance et la parole – cette parole vivante portée par les contes, mythes et légendes, venus d’ici et d’ailleurs, d’aujourd’hui comme d’autrefois.

Le discours du Chef Seattle

Discours du chef Seattle Avec Discours du Chef Seattle, Éric Derrien revient sur l’un des textes les plus célèbres — et les plus réinterprétés — de l’histoire amérindienne contemporaine. À partir des différentes versions attribuées au chef Seattle, figure emblématique des peuples autochtones du Nord-Ouest américain, l’ouvrage interroge la transmission, les transformations et les usages politiques d’un discours devenu au fil du temps un symbole écologique mondial. Entre enquête historique et réflexion sur la mémoire des textes, Éric Derrien propose une relecture attentive d’un récit dont les multiples réécritures disent autant de notre époque que du document d’origine.

Retrouver Eric Derrien pendant le festival :

  • « Matinée professionnelle » mardi 26 mai à 10h. Animée par Sylvain Cérène et dédiée aux bibliothécaires et bénévoles bibliothécaires du territoire.

Denis Infante

Denis Infante Denis Infante écrit depuis de nombreuses années et a produit plus de quinze textes au fil de son parcours, souvent restés inédits. Ce n’est que récemment que Rousse – Les beaux habitants de l’univers, son premier roman publié, a paru chez Éditions Tristram. Nourrie par des expériences mêlant théâtre, cinéma, métiers manuels et écriture, son œuvre développe un imaginaire singulier, attentif aux formes de dérèglement du réel. Il se consacre aujourd’hui pleinement à l’écriture romanesque.

Rousse, (Tristram, 2024)

JPEG - 92.6 kio Avec Rousse – Les beaux habitants de l’univers, Denis Infante signe un bref roman qui suit le périple d’une jeune renarde dans un monde ravagé par la sécheresse. À hauteur d’animal, son écriture poétique et sensorielle fait entendre la voix du vivant et transforme cette fable écologique en véritable odyssée intérieure.

Ce que nous sommes à la fin, des enfants sauvages, (Tristram, 2025)

JPEG - 80.9 kio Son deuxième roman, Ce que nous sommes à la fin, des enfants sauvages, se déroule cette fois à hauteur d’adolescent. On y suit Arthur, lycéen turbulent qui rêve d’écriture, pris dans les tourments du désir, de l’amitié et des violences contemporaines. Porté par une langue directe, orale et très incarnée, le roman mêle réalisme social et idéal adolescent, confirmant la puissance de conteur de Denis Infante.

Retrouver Denis Infante :

Julien Viteau

Julien Viteau Julien Viteau est né en Italie en 1970. Il est libraire à la Librairie Vendredi, rue des Martyrs à Paris. Parallèlement à ses activités autour du livre, il mène des recherches sur les politiques d’égalité dans les organisations publiques du champ culturel et des médias.
En 2025, il publie aux éditions de l’Ogre son premier récit, L’Amour est demeuré plus fort, un texte sensible et lumineux sur la construction d’une identité aimante. À travers des fragments de vies, il interroge les liens familiaux, amicaux ou amoureux, leur puissance malgré les absences, les failles ou les attentes déçues. Un premier livre juste et délicat, porté par la certitude que l’amour, même blessé, demeure.

Chiens (Verdier, 2026)

JPEG - 45.9 kio 1985. À quinze ans, le narrateur passe l’été au Touquet, à travailler dans une librairie. C’est l’été des premières fois — le désir, l’amitié, la danse, les nuits jusqu’à l’aube. Deux figures marquent cet été : Elvire, libre et émancipée, et Loïc, ami rêvé qui partira sans laisser d’adresse. Fidèles et silencieux, les chiens Argos et Keleb traversent tout cela. Julien Viteau compose un roman d’apprentissage intime, porté par un flux de conscience qui abolit le temps entre l’enfant qu’on a été et l’adulte qu’on devient.

En 2025, Julien Viteau était l’invité du salon de lecture pour son premier récit :